Soapacadabra!

17 mars 2011

Retour et précisons utiles (ou pas) sur le savon de Marseille...

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Alors, je tenais à faire une petite parenthèse sur ce fameux savon de Marseille, car vous êtes peut-être comme moi, à avoir longtemps pensé que ce savon était composé en grande partie d'huile d'olive, et était fabriqué à... Marseille, hein (sans blague?)... Ben que nenni les gars! On nous aurait menti? 

En fait, il s'agit juste d'une composition d'huiles végétales à 72%, avec un procédé de fabrication en quatre étapes traditionnel et particulier. C'est cela qui est nécessaire pour obtenir l'appelation de "savon de Marseille".

Ce terme « savon de Marseille » n’est nullement une appellation d'origine contrôlée, il correspond seulement à une méthode de fabrication qui est approuvée depuis mars 2003 par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes ou DGCCRF, placée sous l'égide du ministère des finances.

Cette méthode est issue d'un code validé unilatéralement par l’Association française des industries de la détergence, de l'entretien et des produits d'hygiène industrielle ou AFISE. Ce code définit la méthode de fabrication, basée sur les quatre étapes historiques que sont l'empâtage/cuisson, le relargage de la glycérine, le lavage et la liquidation, afin d'assurer l'obtention d'une phase cristalline lisse à 63 % d’acides gras minimale.

Elle définit également des contraintes en matière de chargement de corps gras, exclut les huiles acides (exception faite des huiles de grignon d'olives). Elle admet le suif sous réserve d'une qualité conforme au règlement Européen CE 1774/2002 sur les dérivés animaux utilisables en cosmétique.

Enfin, ce « code du savon de Marseille » limite les additifs et exclut en particulier les tensio-actifs de synthèse. Les additifs utilisables doivent être conformes à la directive CE 76/768 relative à la mise sur le marché des produits cosmétiques, d'hygiène et de toilette. Ce code distingue une qualité dite savon de Marseille Brut, sans colorant, sans parfum, sans additifs. Il n'y a donc pas d'obligation de fabriquer un savon à Marseille pour qu'il puisse avoir l'appellation. L'appellation est liée à la méthode de saponification dit « marseillaise », mise au point grâce au procédé Leblanc de fabrication chimique de la soude caustique.

Ce code est très large et permet à une grande quantité de savons d'origines diverses de bénéficier de l'appellation Savon de Marseille.

Dans la région marseillaise, seules quatre savonneries continuent à fabriquer du savon comme il se fabriquait il y a trois siècles : la Compagnie du savon de Marseille, la savonnerie du Sérail, la savonnerie Marius Fabre et la savonnerie de la Licorne.

Beaucoup de sociétés se disent savonnerie ou revendiquent la notion Maître Savonnier. Ce ne sont en fait que des « conditionneurs » de savon. La base savon provient essentiellement d'Asie du Sud-Est et le travail consiste uniquement à colorer, parfumer et mouler cette base savon fabriquée selon un procédé moderne qui peut bénéficier de l'appellation Marseille selon le code de l'AFISE.

La Savonnerie de l'Atlantique (installée à Rezé, dans l'agglomération nantaise, produit depuis plus de 60 ans du savon, dont du savon de Marseille, selon le procédé historiquement reconnu (!). Nantes est également un site majeur de production de savon en France, avec plus de 30 savonneries qui ensemble emploient 300 personnes à temps plein.

 

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Esthétiquement parlant, un savon de Marseille traditionnel se présente sous la forme d’un gros cube de 600 grammes, sur lequel est gravé « 72% d’huile » et le nom de la savonnerie.

Le savon artisanal dit à l’huile d’olive est aujourd'hui composé d’huile d’olive, d’huile de coprah et d’huile de palme. La couleur du savon à l’huile d’olive oscille entre le marron et le vert.

On trouve aussi du savon de Marseille blanc, composé d’huile d’arachide, d’huile de coprah et d’huile de palme. Donc sans huile d'olive...

Ah ben dis-donc...

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02 février 2011

Les tests du mercredi: savon "Rock Star" de chez Lush!

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Donc.

Tu sais déjà en quoi consiste la trilogie du samedi, puisque tu es un fidèle lecteur (hein que oui?) et que tu as tout bien suivi depuis le début cette merveilleuse aventure follement excitante, à savoir la recherche du trio d'huiles parfait pour créer de chouettes savons à la texture crémeuse pour câliner tes jolis petons tout sales.

Voilà.

Ben on n'allait quand même pas s'arrêter là dans le délire du rancard bloguistique à deux balles (mais super intéressant, je te rappelle).

La boucle n'aurait pas été bouclée si on n'avait pas le loisir de tester, parallèlement à la fabrication "home made", les grands succès déjà bien industrialisés qui font les beaux jours de quelques marques prestigieuses (ou en devenir), telles que "Lush", "Fruits et Passion" ou autres "Codina".

Ainsi, régulièrement j'ai envie de partager avec vous mes impressions, mes coups de gueule ou mes coups de coeur sur les produits cosmétiques, de toilette ou de beauté que j'ai l'occasion de tester.

Et comme je reste une nana et que je suis, par définition, pas compliquée du tout (qui a dit que les femmes étaient des chieuses?) ces tests, je ne les posterai que les mercredis. Ca pourra tomber une ou plusieures fois par mois, le tout c'est que ça sera le mercredi. Et pis c'est tout. Wednesday. Mercoledi. Miercoles. Et tutti quanti.

Alors on commence cette semaine!

(comme tu peux le constater)

Et pour bien débuter le machin, j'invite sur ce blog un incontournable, un succès fou, un grand classique bien connu des savonneuses (ou pas), j'ai nommé: la grande "Rock Star" de chez Lush!

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Rock Star, c'est d'abord visuellement qu'il régale: tout rose, tout bien coupé, bien girly, il nous donnerait presque envie de le porter à la bouche. Comme un bonbon. Ou plutôt, comme un chouette bon gros Malabar à la fraise, puisqu'il en a la couleur...

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Et pas que la couleur, à seconde vue! Dès qu'on s'approche de "la bête", c'est ce même parfum qui nous monte aux narines, directement. Un mélange de vanille, fraise-bonbon, barbe à papa. Le parfum du chewing-gum préféré des bulleurs de récréation. Autrement dit, la régression est totale, et de là à se remettre à la marelle en emportant dans la poche sa Barbie préférée, il n'y a qu'un pas!

Rock Star, c'est pour moi l'incarnation de la midinette grunge-manga qui se met des résilles roses avec un blouson de cuir noir. Et des faux-cils à paillettes. L'ado qui se la joue rebelle, avec des couettes anachroniques et des chouchous colorés dans les cheveux.

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Au toucher: Rock Star est très doux, voire un peu satiné. A l'utilisation: il mousse très bien, avec des petites bulles crémeuses. Il embaume toute la salle de bain, et votre peau aussi, pour un parfum plutôt persistant sur la peau. Bien sûr, comme à chaque fois qu'on se lave avec du savon, il ne faut quand même pas hésiter à se passer une crème hydratante sur le corps en sortant de la douche, car, si c'est un savon très doux, il n'est toutefois pas spécialement surgras, et ça tiraille un peu au rinçage.

Il fond relativement vite par contre, c'est la contrepartie de son onctuonsité... Mais c'est pas grave, parce que c'est toujours un plaisir d'en racheter une part! Si on est chanceux, il paraît qu'on peut même trouver une étoile toute blanche au milieu du savon tout rose (ça ne m'est encore jamais arrivé...).

La fève de la galette au savon, quoi. Oui, bon.

Quoi qu'il en soit, c'est sûr, c'est une de mes odeurs Lush préférées, pour ne pas dire ma senteur chouchoute, et je ne suis pas prête de m'en passer!

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Et vous, vous en pensez quoi?

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17 janvier 2011

La vision Goethéenne de la plante, appliquée à la démarche scientifique.

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Oui, bonjour, dis! Alors voilà, aujourd'hui, on va essayer d'aller un peu plus loin dans la vision spirituelle que l'on peut avoir des huiles essentielles, et par extension des plantes.

Sous vos applaudissements (si).

Pour la petite histoire, moi, tu sais, j'en ai synthétisé, des matières premières chimiques auxiliaires de synthèse. Ben oui quoi, je te rappelle que je suis chimiste avant tout! J'en ai fait, de l'anthranilate de méthyle, et j'en ai reniflé du citronnellal, avant même de savoir qu'ils étaient des molécules composantes de certaines huiles essentielles de citrus!

Ben tu sais quoi? Il paraît qu'en ajoutant telle et telle molécule artificielle, on peut arriver à recréer, par exemple, une odeur quasi-parfaite de jasmin. Si si.

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Un peu de chromatographie en phase gazeuse de l'essence naturelle par ci, une petite décomposition en molécules individuelles par là, et hop! On reproduit du jasmin comme-si-tu-y-étais-à-Grasse, et taddaaaa! Le tour est joué.

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Oui mais.

Comme tu ne la feras pas à un bon amateur de vin qui reconnaitra une année de production dans un grand cru, tu ne la feras pas à un vrai maître parfumeur, qui saura vite te démonter ton chouette travail et reconnaître parmi des dizaines de fioles LA vraie essence de jasmin extraite de la VRAIE plante.

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"Mais pourquoi donc", si tous les composants sont les mêmes, tu vas me dire?

Alors je te répondrais: pourquoi, pourquoi dis-moi, te faire prendre en photo avec les statues du musées Grévin t'excite moins que de rencontrer en vrai un Georges Clooney sexy ou une Monica Bellucci toute en jambe?

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Ben voilà, c'est pareil pour le jasmin. Le vivant est juste innimitable, il a une histoire, une profondeur qu'aucune matière élémentaire ne peut retranscrire.

Cette façon d'appréhender le vivant en le respectant, et non en le décortiquant façon dissection de grenouille, est appelé la "pensée Goethéenne".

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Allez, reste un peu et lis  mon article qui suit, meuh non c'est pas chiant!

;-)

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Goethe était un auteur connu et reconnu dans le domaine de la littérature poétique. Sa réputation en tant qu'écrivain a quelque peu occulté ses actions et recherches dans le domaine scientifique, je n'en avais personnellement jamais eu vent avant de commencer mes cours d'aromathérapeuthe, et de pouvoir ainsi m'intéresser de près à ses écrits scientifiques.

Goethe prône l'approche vivante de la nature, et de façon générale la pensée intuitive de la science. Les démarches scientifiques sont bien trop souvent, selon lui, basée sur une méthode rigoureuse et matérialiste, réduisant les êtres vivants à de simples machines, tel que pouvait le faire le philosophe Descartes. Seuls les aspects quantitatifs, comme le poids, la mesure, sont pris en compte, au détriment des autres qualités que sont les couleurs, la forme, les odeurs, la texture etc.

Se rapprochant d'auteurs comme Aristote, pour qui "la matière elle-même n'a pas la faculté de produire la forme complexe d'un organisme", il se met à l'encontre de la science analytique qui s'intéresse uniquement à l'aspect matériel des êtres vivants, négligeant de s'intéresser à la nature spécifique du vivant.

Ainsi, Goethe approche l'analyse d'un objet par l'observation de cet objet, par le ressenti que l'élément lui inspire, et ne lui applique pas de méthode d'étude systématique. Il met en avant la perception sensorielle, et la capacité de nos sens à nous transmettre la réalité du monde.

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Pour percevoir une plante, un objet, il faut l'appréhender avec étonnement, avec ouverture d'esprit, avec innocence et sans à-priori. Il s'agit d'observer aussi l'évolution de l'élément étudié au cours du temps, lors de son processus de croissance naturelle, et de ce fait assimiler sa dynamique spécifique.

Ainsi, la plante n'est pas un objet que l'on peut quantifier sans tenir compte de sa provenance, de sa méthode de culture, de son milieu. C'est un processus à part entière,  avec une évolution propre à chaque espèce, qui se déroule dans le temps et n'est pas entièrement présent à un moment donné.

C'est un tout, un être à respecter avec ses particularités, une véritable essence de vie et pas seulement - par exemple - un moyen d'obtenir, par différents procédés d'extraction physiques, des molécules aromatiques actives.

Ainsi, aucune molécule aromatique synthétique, aussi bien formulée qu'elle soit, ne pourra reproduire à la perfection une molécule naturelle extraite d'une plante vivante, à qui la réalité sensible et la force de vie ont donné une complexité non reproductible artificiellement.

Au même titre qu'un animal empaillé ne peut plus être considéré comme l'animal dans sa totalité, puisqu'il est privé de l'essence de sa vie, de ses instincts et de ses réactions, bref: de ce qui fait lui un être à part et unique, une plante ne peut être réduite à une simple odeur, une simple enveloppe ou une simple couleur. Elle est un tout vivant, complexe, qu'il faut prendre en compte dans sa totalité pour arriver à en saisir sa nature spécifique, ses particularités, ses propriétés médicinales.

Par extension et pour essayer de projeter ce type de pensée à notre vie quotidienne, je pourrai mettre en exergue le stress ambiant et omniprésent dans notre société actuelle, notamment dans le monde du travail.

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La société nous assimile bien trop fréquemment, et depuis trop longtemps, à des machines dont la seule santé physique retranscrit la capacité à être productif ou non dans son travail.

Or, et les évènements récents l'ont bien démontré, l'homme - au sens large du terme - doit être considéré dans sa globalité, comme un être vivant avec sa propre sensibilité émotionnelle et son ressenti psychologique, pas seulement comme un collaborateur compétent et dynamique.

Négliger la totalité de l'individu, considérer un aspect spécifique au détriment d'une approche humaine plus sensible, peut nous faire évoluer dans un monde matérialiste dépourvu d'émotions. La satisfaction personnelle de réussite professionnelle est bien vite effacée par un manque de reconnaissance globale de notre personnalité en tant qu'être humain. Et peut s'en suivre les dépressions et autres malaises de vie qui font, malheureusement, parfois les titres des journaux de faits divers.

La médecine actuelle, médecine du travail incluse, semble aujourd'hui prendre en compte, de plus en plus, le ressenti psychologique et la sensibilité des patients, et plus seulement ses analyses médicales physiques.

Nous dirigeons-nous vers une éthique appliquée à l'approche médicale?

Alors, peut-être verrons-nous aussi un jour une approche éthique similaire, appliquée à une science encore bien réductionnniste, et par trop mécaniste.

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15 avril 2010

Concours de recettes... de beauté! Avec la Cosmetic Academy de Tahiti...

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Vous savez qu'en plus de la cuisine, que je pratique avec plaisir et gourmandise, j'ai deux autres vraies passions dans la vie: la formulation cosmétique (auréolée de ma formation d'aromatologue à l'ELPM de Lyon) et la Polynésie Française (c'est mon côté rêveur qui ressort)...

Alors quand j'ai vu que la Cosmetic Academy de Tahiti organisait un concours de recette de beauté, avec à la clef un voyage à Tahiti, hop! Ni une ni deux, j'ai décidé de me lancer!

J'ai opté pour une création de gelée pour le visage, régénératrice et hydratante... Ben oui, quoi...

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Depuis toute petite, Tahiti et ses îles me font rêver.

Pas très original, me direz-vous... On pense océan, noix de coco, étendues désertes de sables fins qui caressent les pieds, qui n'aurait pas envie de se perdre dans les cartes postales de rêves qui illustrent la Polynésie Française?

Oui mais voilà, pour moi c'était bien plus que ça... C'était le bout du monde, le paradis, la seule destination qui me donnait vraiment envie de partir de mon Dauphiné natal.

Alors l'année dernière, j'ai franchi le pas.

Il faut dire que, malgré mon âge quelque peu avancé mature (hum) et mon physique de rêve (forcément)...

(et je ne vous parle même pas de mon caractère exceptionnellement agréable et tolérant) (bref)

... je n'avais toujours pas eu de demande en mariage envie de me marier... Le mariage? Beurk. Beauf. Has been. Incertain. Nul.

(J'en entends qui disent que je suis frustrée... Si si, je vous entends! C'est pas très fairplay ça) (surtout si toi, t'as un mari genre Georges Clooney qui t'attends le soir en string panthère devant un bon petit plat préparé (par lui) avec amour...) (pffff....)

Alors.

On en est où avec tes conneries? Ah, oui.

Donc, disais-je, pas de mariage en vue de sitôt. Célibataire endurcie, et convaincue à l'époque que ça resterait comme ça un bon moment, j'ai donc décidé de tout claquer d'investir avec plaisir et sans regrets l'argent que j'avais soigneusement économisé depuis des années pour ce jour maudit béni...

Ainsi, il a été utilisé à des fins égoïstes de découverte de ces paysages magiques et de ces gens si accueillants... Pas de fête en famille pour célébrer une quelconque union médiocre, mais un voyage magique pour exhaucer mon rêve! (Na!)

Durant ces trois semaines absolument délicieuses, chargées d'odeurs divines, de saveurs exotiques et de couleurs chatoyantes, j'ai voyagé dans trois archipels. Et celui qui m'a le plus ébloui, car il m'a vraiment plongé un temps dans le monde de Robinson Crusoé, a été l'archipel des Tuamotus.

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Ses atolls spectaculaires, ses plages de sables roses, ses lagons bleus incroyables, m'ont émerveillée comme je ne le serai probablement plus jamais...

Mais. Je garde également un souvenir... disons tiraillé et rafraîchissant... des douches d'eau froide et salée, souvent les seules possibilités qui pouvaient m'être offertes dans les pensions de famille qui m'ont accueillie!

C'est là que j'ai découvert que l'eau salée, pour les cheveux et le visage (surtout) c'est juste... désastreux! Elle sèche la peau et donne la mèche filasse...

Qu'à cela ne tienne! Mes hôtes m'ont vite fait découvrir les bienfaits du Monoï et de l'huile cicatrisante et régénérante de Tamanu, pour pallier à ces petites contrariétés superficielles...

Aujourd'hui, je veux donc vous proposer une recette cosmétique de gelée nourrissante et restructurante pour la peau, fraiche et simple à utiliser, qui ravira aussi bien les dames que les messieurs, puisque sa texture non grasse devrait les séduire aussi!

Ce sera comme un hommage à ces atolls magiques, Rangiroa, Tikehau, Fakarava et j'en passe, qui sont dans ma tête et dans mon coeur pour toujours.

Et peut-être un jour, aurais-je l'occasion d'essayer cette gelée en direct des Tuamotus!

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Freedom et moi...

En attendant, j'attends avec impatience mes produits Hevea, et hop! Je vous poste direct la recette!

On croise les doigts... (si, on croise les doigts!) ;-)

 

 

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01 janvier 2010

Le commencement du début, c'est ici et maintenant.

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Et bien bonjour!

Alors voilà, c'est ici que commence ma nouvelle aventure dans le monde de la blogosphère...

Pour la petite histoire, après avoir consacré tout mon temps (ou presque, allez!) à "Santal et Chocolat", mon blog culinaire - et après 5 années de cuisine intensive, de lecture de bouquins culinaires avant de m'endormir le soir, de navigation gourmande sur le net, et de rencontres incroyables avec la communauté des popoteurs du web - je décide à présent de me recentrer sur la première passion de ma vie: l'aromathérapie (et la savonnerie, que j'ai (re)découverte plus ou moins grâce à elle).

Je me présente donc: Missrimel (Sophie en vrai, mais ça fait moins fun, non?)

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J'ai (à ce jour) 32ans et demi (oui, important le "et demi"). Célibataire jusqu'au 21 mai 2011 (plus que encore 2 mois!), sans enfant pour le moment, j'ai toujours été très attirée par tout ce qui est expériences chimiques et mélanges en tout genre.

Petite, il paraît que ma mamie retrouvait régulièrement dans sa salle de bain des petits pots planqués dans l'étagère, dans lesquels je laissais pourrir macérer tous les machins odorants sur lesquels je tombais: gel douche, parfum, alcool à 90°, shampooing, fleurs du jardin etc. Parfois guidée par son odorat (et quelque odeur de rance qui traînait dans la pièce) je ne vous dis pas comme elle était contente quand elle retrouvait un verre tout moisi à l'intérieur! ("mais non, mamie, c'est mon expérience chimique! Faut pas la jeterrrrr!!!")

Bref.

Quand j'ai eu l'âge de choisir vers quel métier je désirais m'orienter, ben voilà, c'était tout vu, forcément: j'allais devenir chimiste.

Et me voilà partie en DUT de chimie à Grenoble, option chimie organique, pour deux années géniales (si si, j'adore!) remplies de distillations,de saponifications (tiens!) et autres oxydo-réductions en tout genre.

n1452760346_114210_2950Une fois le diplôme en poche, mon rêve aurait été de continuer sur ma lancée à Versailles, à l'ISIPCA, pour des études complémentaires en parfumerie et aromatique alimentaire. Mais la vie (et nos portes-monnaie) en a décidé autrement. J'ai donc commencé à travailler, et ai suivi un cursus en électrochimie spécialité corrosion (rien à voir, je vous l'accorde), en cours du soir.

Sortie major de ma promo, j'ai ainsi eu des arguments pour prendre, pendant 2 ans, un congé de formation chez mon employeur de l'époque, afin d'intégrer en deuxième année (où j'ai été admise sur titre) une école d'ingénieur en électrochimie à l'INPG de Grenoble.

J'ai obtenu mon diplôme, et (pour faire rapide) au bout de 8 années (en tout) de bons et loyaux services, ai décidé de démissionner pour me consacrer à l'une de mes passions: la cuisine. J'ai ouvert à Grenoble un salon de thé/brasserie dans le centre ville, "Zazen", et m'y suis bien éclatée (dans tous les sens du terme) pendant presque 3 ans.

Épuisée mais ravie, je me suis vite rendue compte que (quand même) (histoire que mon diplôme ne se dévalorise pas trop) (et pour souffler aussi quelque peu) un bon job dans une bonne boite avec de bons vieux congés payés étaient quand même bien sympas, hein...

J'ai donc revendu Zazen, ai pu acheter un appartement grâce à cela, et ai retrouvé une vie toute posée en tant qu'ingénieur électrochimiste dans un centre de recherche grenoblois. Le job en or dans une entreprise en or, en quelque sorte, ça ne se refuse pas!

Mais quand même.

L'appel de mes passions ne s'est pas éteint pour autant.

L'année dernière, j'ai ainsi repris des études par correspondance en aromathérapie à l'ELPM de Lyon, histoire de développer et approfondir mes connaissance dans les huiles essentielles et leurs applications.

n1452760346_114209_2674Et je m'éclate à faire, depuis lors, des savons par la méthode de saponification à froid! Ca me rappelle mes TP de chimie, ça m'émoustille à chaque fois que je vois apparaître "la trace", et ça me permet d'élaborer des synergies d'huiles essentielles pour mettre en application mon nouveau diplôme tout neuf!

J'espère que nous pourrons bientôt partager cela ensemble, les commentaires en fin d'articles sont, bien entendu, faits pour ça. N'hésitez pas à laisser une trace (sans jeu de mot douteux, hein!) de votre passage!

 Et si le coeur vous en dit, inscrivez-vous à la newsletter pour être informé des nouveauté du blog en temps réel!

A très bientôt j'espère!

Sophie "Missrimel"

 

LE MOT DE LEON

 

Salut, c'est Léon.

Bon, je vois que ma maîtresse a encore oublié de parler de moi. On n'est jamais mieux servi que par soi-même, après tout. L'ingrate.

Comme je suis le plus censé dans cette baraque (et le plus poilu aussi, mais c'est parce que Sophie le veut bien), je me propose de vous dire franchement ce qui se passe quand elle se lance dans des expériences savonnesques rocambolesques. Et en oublie de me gratouiller derrière les oreilles. La vilaine.

Sans compter que je ne suis pas le seul de cette maison a subir tout ça. Son pauvre Johnny de mari ne compte plus les fois où il a failli manger de la salade à l'huile de ricin, qui trainait sur la table de la cuisine. Le pauvre.

Ma maîtresse, et bien elle dit que ça ne fait pas de mal un peu de fantaisie. Sauf que l'huile de ricin, c'est quelque peu laxatif. Ca la fait rire tout ça. Et elle nettoie les waters en chantonnant gaiement. L'insolente.

Alors voilà. Je subis tout cela courageusement, n'empêche qu'aujourd'hui je m'insurge et je brandis fièrement ma moustache tel l'épée de Zorro pour vous raconter tout ça. Na.

J'en ai assez de retrouver des morceaux de cire d'abeille dans mes croquettes après tout! Chaperlipopette!

Alors à très très bientôt, gens du net. Soutenez-moi moralement et revenez me voir souvent, j'en ai besoin au quotidien!  ;-)

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