Soapacadabra!

14 juillet 2012

La perle de Tahiti version savonnesque, en "melt and pour" home-made!

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Ca sent l'été, non? Du moins, sur les routes de France (bonjour les embouteillages!) parce que niveau météo, c'est pas encore ça... 

Aura-t-on un jour un été chaud et lumineux digne de ce nom? Allez, soyons optimistes, ça ne fait que commencer après tout!!  ;-)

D'habitude, lorsque l'été pointait le bout de son nez, on avait droit à un petit concours de la Cosmetic Academy de Tahiti, qui permettait aux cosméteuses home-made d'exercer leur crétaivité sur un sujet touchant la Polynésie française, vous vous souvenez? Le premier prix était un voyage d'une semaine dans ces îles sous le vent qui nous font rêver rien que d'en voir un bout de cocotier sur une pauvre photo...

Tahiti

Genre.

Deux années de suite, c'est la talentueuse Céline - aka Sealeha qui avait (avec brio) remporté le prix... La première année parce que miss Lollipop (en première position) avait dû annuler son voyage, et la deuxième année parce qu'elle nous avait juste toutes époustouflées avec une barre de massage solide au monoï, à la forme envoutante de tiki... 

Bon, cette année, Olivier Toulboul de la Cosmetic Academy a décidé d'organiser plutôt un concours photo sur le thème du Monoï. Moins glamour je trouve, mais cela laisse le champ libre à plus de participants finalement!

Perso, pas trop inspirée et en manque d'esprit créatif photographique (j'ai d'abord eu envie d'utiliser Gipsy comme modèle, mais elle ne s'est pas laissée badigeonner de Monoï - et en plus je n'ai pas trouvé de bikini à sa taille), j'ai finalement eu envie de me tambouiller mon petit produit à moi, sans concours ni récompense, juste pour le plaisir, parce que Tahiti reste à une place particulière dans mon coeur!  ;-)

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(na)

Bon. "Et qu'est-ce que je fais, alors?" "Ben du savon, pardi!"

Le défi, ça a été de réaliser un savon différent, tant par sa forme que par sa composition et son parfum.

Je le voulais à l'huile de Monoï bien sûr, mais celle-ci a tendance à rendre les savons un peu agressifs pour la peau, en saponification... Je l'ai donc intégrée en surgraissage final, après la trace.

Je voulais que mon savon rappelle une perle noire de Tahiti, le symbole éternel de ces îles paradisiaques. Pour cela, j'ai utilisé un moule bien rond : les boules de Noël en plastique à garnir (en magasins de bricolage) étaient parfaites à cet effet!

La couleur, c'était le plus délicat... Il fallait du mica brillant blanc, du mica gris et du mica bleu iridescents, pour retranscrire les nuances multiples des perles noires... Sauf qu'après saponification, adieu les paillettes et les reflets changeants! La couleur était gris-bleu terne et tristounette, pas possible comme ça, non non non...

Sans compter que ma synergie parfumée (un mélange d'huile essentielle d'Ylang Ylang, d'arôme naturel de vanille et de fragrance Monoï type de chez Sensory Perfection) tenait mal après la cure. 

Alors impossible d'en rester là. Il me fallait passer, j'en avais bien peur, par la case "Melt and Pour". L'avantage de cette base, qui se présente sous forme solide (un peu comme un beurre), c'est qu'on a juste à la faire fondre et rajouter les huiles ou autres. Elle durcit très vite, ne dénature pas les colorants ou les parfums, et on peut l'utiliser rapidement, sans soucis autres qu'esthétiques... Mais c'est un peu frustrant pour une adepte absolue de la saponification...

(très très frustrant même). (très).

MELT AND POUR

Mettre un machin au micro-ondes et hop, c'est tout, y'a plus qu'à verser dans le moule, n'a plus le charme de la soude et de ses petits tracas...

Et comme on n'aime pas se faciliter la vie ici, c'était l'occasion parfaite de détruire ma cuisine tenter de nouvelles expériences : le "melt and pour" home-made!

Je me suis inspirée de la recette de Parfum, qui marche très bien...

En gros, le "melt and pour" est un savon enrichi en glycérine (également appelé glycérol). On accentue cet enrichissement avec un ajout supplémentaire d'éthanol et de sucre (qui vont former un autre dérivé de glycérol, en gros). Je vous passe la chimie et les équations-bilans qui font mal à la tête, hein...

La seule chose vraiment importante finalement, c'est qu'en guise d'éthanol, introuvable pour le grand public dans sa forme pure, on peut utiliser de l'alcool  de pharmacie sans parfum, à 90°

On obtient alors une base de savon transparent, magnifique à utiliser même sans mica ni colorant, qui tient parfaitement la fragrance et reste très douce et fraîche à l'utilisation (quoiqu'un peu désséchant, de part la proportion d'alcool ajoutée). La durée de fonte est plus que correcte, et on peut la refondre au micro-onde sans problème pour la remouler dans quel que forme que ce soit.

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Le coulage dans la boule de Noël a été... comment dire... un peu laborieux! Le trou que j'avais percé (tant bien que mal, pour ne pas fissurer la boule de plastique) était un peu juste, et une bonne partie de mon savon a fini sur le plan de travail, par terre, sur mes mains, sur Gipsy qui passait par là... La cata, quoi! Mais ça m'apprendra pour la prochaine fois : un bon cm de diamètre, pas moins! 

Pour le démoulage, aucun problème si on passe par la case congélateur...

En tout cas, je suis vraiment très fière du résultat, une vraie perle parfumée, une couleur tout comme je l'espérais, quel dommage que La Cosmetic Academy ait changé les règles cette année! Tant pis, on voyage quand même là-bas à chaque douche que l'on prend... (le sable blanc et le lagon en moins)  ;-)

Et vous, vous en pensez quoi?

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Savon-perle de Tahiti

"Melt and Pour" home-made, ou la recette d'un savon transparent!

Préparer un savon avec la méthode classique de la recette à froid, en utilisant:

* 35% huile de coco

* 35% huile de palme

* 30% huile de ricin

+ soude et quantité minimale d'eau (à recalculer) pour un surgraissage à 10%

A la trace épaisse, ajouter 5% d'huile de monoï en surgraissage supplémentaire, ainsi que 24% du poids total des huiles en glycérine. Bien mélanger.

Placer le récipient au bain-marie, à feu doux, et chauffer jusqu'à ce que le mélange devienne un peu translucide (s'il épaissit et devient grumeleux, c'est normal, ne pas s'en formaliser et continuer à mélanger sans en tenir compte).

On a préparé au préalable 60% (du poids total des huiles) en alcool, ainsi qu'un mélange de 26% (du poids total des huiles toujours) de sucre dilué dans un tout petit peu d'eau.

NB : si vous utilisez de l'alcool à 90°, n'oubliez pas le calcul savant pour revenir à un taux d'alcool pur à 100%... Exemple: 100g d'alcool pur équivaut à à peu près 110g d'alcool à 90°, il faut donc bien utiliser la quantité d'eau minimale pour compenser le surplus engendré par l'utilisation d'un alcool dilué...

Quand le savon au bain-marie atteint à peu près 54°c, on retire la casserole du feu, et on verse l'alcool puis le sucre.

On remet à chauffer, en brassant très peu pour éviter la formation d'une écume en surface. Lorsqu'il n'y a plus de grumeaux, on retire du feu.

On ajoute alors la fragrance, et les micas.

Puis on coule en moules... Et voilà! Je n'ai pas pris en photo les étapes intermédiaires (pas trop le temps), mais je vous assure que le résultat est bluffant! Un magnifique savon bien translucide, bien lisse!

Si des bulles se forment en surface de vos moules lors de la coulée, vous pouvez asperger un peu d'alcool pour les éliminer...

Et à la cure pour 3 semaines!

C'est pas merveilleux, ça?

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26 juillet 2011

Et au fait, les résultats du concours de la Cosmetic Academy, alors?

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Mais au fait... Dis-donc...
 
Avec toutes ces conneries de mariages en Angleterre, à Monaco ou que sais-je (si, je sais... lol) on en aurait presque oublié le fameux concours de la Cosmetic Academy auquel on a vaillament participé au mois de mai, entre deux pyramides de macarons et deux finalisation des détails du buffet (sans parler des livrets de messe que l'on fait toujours, si si, TOUJOURS au dernier moment).
 
Bref.
 
Donc, pour la deuxième année consécutive, me voilà partie pour tenter de gagner un voyage à Tahiti, île fabuleuse qui m'a tant marquée et que je veux à tout prix faire découvrir à MJP*.
 
(*: Mon Johnny Perso)
 
Enfin, à tout prix, oui, bon. Disons qu'après un mariage de 250 personnes, notre objectif de vacances se situe dans des horizons plus raisonnables qu'"à tout prix", hein. Halte aux revendications catégoriques, après tout.
 
Et bonjours les horizons moins lointains, quoi.
 
Voire carrément proches, bon.
 
Complètement dans les parages de pas bien loin, disons.
 
(Si vous voyez ce que je veux dire...)
 
Donc.
 
C'est pas quelques 250 petits livrets de messe à faire en moins d'une semaine qui allaient m'arrêter, quand même.
 
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Comme si je n'avais pas le temps de participer à ce concours, non mais des fois. N'importe quoi, toi. Alors. Je dormirai plus tard, quand j'aurai 5 minutes. Là c'était quand même trop tentant pour que Morphée gagne le tournoi.
 
(non non, Morphée c'est pas une rivale que je déteste, non. Tu es blonde ou quoi, toi?)
 
Ni une ni deux, si tu as bien tout suivi ici, tu as assisté (presque) en direct live à la naissance d'Apetahi, un petit baume protecteur pour les mains à la douce effluve de tiaré... (Et si tu n'as rien suivi du tout, chenapan, la cession de rattrapage, c'est là!)
 
En plus, l'année dernière en 2010, j'avais terminé en 6ème position. Pas mal du tout! Et si je décidais d'essayer de faire mieux?
 
Ben c'est loupé ma vieille. 7ème que j'ai été, cette fois-ci. Rhaaaa.... Bon, on était plus nombreuses cette année, donc si je fais le ratio, c'est aussi bien, voire mieux (on se console comme on peut)...
 
Alors voilà.
 
Le 17 mai, le jury de sélection du jeu GAGNER MON BILLET POUR COSMETIC ACADEMY A TAHITI s’est réuni au Meridien Tahiti pendant pratiquement 4h afin d’évaluer et sélectionner les 27 créations candidates du jeu.

Au bout de 6 semaines, après avoir reçu un flacon de Monoï à domicile, les créatrices métropolitaines devaient imaginer et créer un produit cosmétique dont le thème devait s’inspirer du Monoï de Tahiti A.O.

Nom, histoire et les caractéristiques produits de la création étaient évalués de façon à classer les 10 meilleurs projets de cette nouvelle édition qui permettait à une métropolitaine de rejoindre les Polynésiens dans le 1er challenge de création cosmétique : Cosmetic Academy – Saison 4.

Après Miss Lollipop, lauréate de l’édition 2010, Céline, administratrice du blog SEALEHA, a remporté la 2nde édition du jeu.
 
Bravo Céline!
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Grâce aux partenaires du concours Air Tahiti Nui et Le Meridien, elle va avoir la chance de passer 7 nuits à Tahiti et Bora Bora, en plus de bénéficier de 2 participations à Cosmetic Academy – Saison 4. 

Sealeha avait eu le plaisir, l'année dernière, de se classer 2nde au concours. Par désistement de la lauréate 2010, elle avait profité du séjour en Polynésie tant convoité. Toute motivée pour y retourner, elle a concocté un superbe baume de massage solide, qui l'a logiquement propulsé au sommet du classement!
 

Résultats du jeu

Je suis tout de même contente d'avoir fini dans les 10 premières!
 
(Bon, ben, MJP attendra encore un peu... Juste histoire que ce soit encore mieux!)
 
;-)
 
 

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29 avril 2011

Ma participation au concours Cosmetic Academy: baume Apetahi, soin protecteur et réparateur pour les mains au Monoï de Tahiti !

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Et bien ça y est, c'est le grand jour!Après de longues heures passées à imaginer, formuler, synthétiser, mettre en forme, et emballer mon soin destiné au concours de la Cosmetic Academy, c'est maintenant la dernière ligne droite! Le jour où l'on peut enfin publier l'histoire de la création, le but du soin, et... la recette, forcément!

 

Le thème de cette année : le Monoï de Tahiti

 

Pour participer à ce concours, afin de savoir quel produit j'allais bien pouvoir synthétiser, et compte tenu du thème de cette année, je me suis posée la question cruciale (mais essentielle, forcément) :

« Qu’est-ce que représente vraiment le Monoï de Tahiti en Polynésie française? »

 

Et la réponse évidente que j'ai trouvée, c'est: "juste" 2000 ans de traditions et toute une culture de légendes pour le peuple de ce territoire d'outre mer...

 

Mais le monoï, c'est aussi l'huile de coprah, et la fleur de tiaré qui lui donnent naissance...

 

Tiaré... Légendes... Et ainsi est né le baume Apetahi.

 

 

L'histoire du baume Apetahi

 

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Le tiaré tahiti (gardenia tahitensis) est cultivé dans tout l'archipel, car c'est lui qui, avec l'huile de coprah, donne au Monoï toutes ses propriétés bienfaisantes et son parfum enivrant. Mais il en existe bien d'autres espèces, moins connues... Comme le tiaré Apetahi.

 

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Le tiaré Apetahi ne pousse qu'en un seul endroit de la Polynésie française, sur l'ile de Raiatea.

 

La légende raconte qu'Apetahi était une belle jeune femme, qui disparut alors qu'elle était à la recherche de son amour qu'elle croyait en danger dans les eaux profondes du lagon... Pour apercevoir sa barque, elle grimpa en haut d'une colline, mais éblouie par le soleil elle n'arriva jamais au sommet et chuta... L'homme de sa vie, desespéré, partit à sa recherche mais ne retrouva qu'une belle fleur blanche à l'endroit où elle disparut...

Intrigué par sa forme étrange qui faisait penser à une main ouverte, ses 5 pétales comme les 5 doigts de la main, il eu l'impression qu'elle se tendait délibérément vers lui. Et il lui sembla entendre la voix de sa tendre amie... La beauté de cette fleur lui rappelait celle d'Apetahi, et sont parfum avait la même douceur délicate. Il la ramena alors chez lui et en pris soin comme de son bien le plus précieux, lui donnant le nom de sa bien-aimée disparue: Apetahi...

 

Mais le charme de cette fleur rare fait aussi son malheur, et elle est en voie de disparition. La protéger devient essentiel, et en parler est le meilleur moyen de faire connaître au grand public sa rareté et le respect qu'il faut lui témoigner...

 

Quant à l'huile de Monoï, alors qu'en métropole elle est le produit de soin typique de l'été, en Polynésie et paradoxalement, c'est surtout lorsqu'il fait froid qu'elle est utilisée. Les plongeurs des lagons s'en servent en effet pour résister aux brusques changements de température des eaux profondes, tout en réparant grâce à elle leur peau et leurs cheveux exposés aux agressions du sel et aux morsures du vent.

 

J'ai donc essayé de mettre en valeur dans ma création à la fois cette propriété protectrice et réparatrice du monoï, mais aussi cette fleur emblématique qui lui donne toutes ses propriétés, le tiaré. Rendant hommage à la cousine du tiaré Tahiti, j'ai synthétisé un baume de soin pour les mains, aux 5 huiles précieuses comme les 5 doigts de la main, qui protégera et régénèrera la peau de cette partie du corps très exposée et souvent fragilisée... Et qui la rendra aussi douce et parfumée qu'une jolie fleur de tiaré... au Monoï !

 

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La recette du baume Apetahi

 

Le baume reprend la légende d’Apetahi, en mettant en avant le rôle protecteur et réparateur du Monoï de Tahiti. C’est ainsi un soin régénérant et nourrissant spécialement conçu pour les mains et les ongles soumis à rude épreuve… Comme c’est le cas pour les pêcheurs de Polynésie française !

 

S’enduire de ce baume, c’est à la fois protéger des agressions extérieures la peau fragile des mains, tout en fortifiant les ongles. Aussi douces que la fleur de tiaré à 5 pétales dont s’inspire le nom du baume Apetahi, les mains seront également délicatement parfumées aux effluves de cette jolie fleur, dont l’une des espèces donne au Monoï ses propriétés légendaires.

 

La recette tourne autour de 5 huiles végétales précieuses (comme les 5 pétales du tiaré Apetahi) : coco odorante, avocat, amande douce, onagre et l’incontournable huile de tamanu. Elles ont été choisies pour leurs propriétés régénérantes, protectrices et réparatrices.

 

Comme base pour le soin, du Monoï bien sûr, mais aussi du beurre de karité et de la cire d’abeille, à laquelle j’ai ajouté de la glycérine. Ca, c’est pour la texture onctueuse, douce et pénétrante…

 

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Des huiles essentielles aux propriétés bienfaisantes pour les mains et les ongles apportent à ce baume leurs propriétés bienfaitrices: citron, ylang-ylang, géranium rosat et petit grain bigaradier. (Elles accentuent par ailleurs le parfum fleuri du Monoï et ajoutent une note sucrée d’agrumes que je trouvais intéressante…)

 

Pour finir, afin de relever l’odeur envoutante de l'huile de Monoï, pourtant déjà très présente de par sa concentration dans le soin, j’ai utilisé quelques gouttes de fragrance à laquelle j’ai ajouté une touche d’absolue de vanille de Tahiti, mais aussi du benjoin, pour fixer le parfum.

 

Bilan: texture accomplie pour un Monoï de Tahiti version baume qui peut s'utiliser par toutes les températures, tous les temps, à chaque instant! Je pourrai comparer la sensation ressentie lorsqu'on l'applique à un baume de tigre, mais version soin de beauté, sans la sensation glaçon bien sûr, puisque le but n'est pas le même (mais avec l'odeur des îles en plus, forcément!)

Dès la première application (que je recommande le soir au coucher) les mains sont assouplie, les gerçures apaisées, et le lendemain vous vous réveillez avec des doigts de fée!  ;-)

Le parfum est intense et très agréable ("ça sent trop bon!" m'a dit ma blonde-préférée-testeuse-attitrée-et-parfois-téméraire) C'est entre la tubéreuse et le Monoï, avec un fond vanillé très sensuel... On irait presque à s'en servir le soir pour s'en enduire tout le corps, histoire de ravir l'odorat de son Johnny perso... Mais oups, je m'égare là...  ;-)

 

Le packaging

 

Pour le packaging, j’ai encore une fois (cf. ma participation de l’année dernière…) craqué sur un design un peu vintage et ai réadapté un dessin de pin-up-vahiné dans une étiquette qui sent bon les îles (enfin du moins, j’ai essayé…)

 

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La jeune femme tente de voir au loin le bateau de son bien-aimé, et de ses mains délicates s’envolent des brassées de fleurs de tiaré…

 

J’espère qu’elle vous plaira autant qu’à moi !

 

Bon, ben voilà, quoi. C’est fait… Je croise à présent les doigts, et souhaite une bonne chance à toutes les participantes, qui ont bien dû se régaler comme moi avec cette superbe huile de Monoï ! Merci encore de cette belle opportunité, et de nous faire rêver un peu à ces paysages paradisiaques !

 

Baume Apetahi

Soin réparateur et protecteur pour les mains au Monoï de Tahiti

 

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Faire fondre au bain-marie, ensemble:

 

10% de cire d'abeille

15% de beurre de karité

25% de Monoï de Tahiti

 

Quand le mélange est encore tiède, afin de la faire fondre si elle s'est solidifiée, incorporer:

20% huile de coco odorante

 

puis ajouter :

5% d'huile d'onagre

5% d'huile d'avocat

5% d'huile d'amande douce

et 1% d'huile de tamanu

 

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Bien mélanger, et laisser revenir tranquillement à température ambiante.

 

Avant que le mélange ne soit figé, ajouter 10% de glycérine,

 

...puis 1% d'huiles essentielles à part égales (ylang-ylang, géranium, petit-grain bigarade, citron)

 

...1% de fragrance "Monoï" et 1% d'absolue de vanille... de Tahiti! (pour renforcer le parfum déjà bien présent grâce au Monoï lui-même et à l'huile de coco odorante).

 

pour la douceur, apportez une touche de poudre de soie (0,5%), un peu de vitamine E (0,5%) pour une  conservation optimum, et pour la couleur: une touche de mica oranger (une pointe de couteau) !

 

Et voilà!

 

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Y'a plus qu'à croiser tous les doigts... de mes mains parfumées au Monoï!  ;-)

 

 

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24 avril 2011

La fleur de tiaré: un petit clin d'oeil à Tahiti avant la publication de ma participation au concours de la Cosmetic Academy...

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Je vous l'ai dit l'autre jour, en ce moment, ici, ça tourne à l'heure de Tahiti et du concours de la Cosmetic academy!

Après vous avoir parlé un peu de l'huile de  Monoï, ses propriétés, son histoire, je vous propose aujourd'hui, en avant-goût et  histoire de ménager encore un peu le suspens, un petit topo sur LA fleur emblématique de la Polynésie française, celle qui réhausse délicatement la beauté des tahitiennes quand elles la portent au creux de leur oreille: j'ai nommé la superbe fleur de tiaré.

 

La fleur de tiaré tahiti: à la base du Monoï

 

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Seul le résultat de la macération du tiare tahiti dans l'huile de coco peut porter le nom de MONOI.

 

Le Tiaré Tahiti est un arbuste donnant des fleurs tout au long de l’année. Ses fleurs régulières d’un blanc neigeux se détachent par contraste sur le vert profond des feuilles vernissées à bords lisses. Son parfum unique est puissant et suave. Il rappelle le Gardénia, la Tubéreuse avec des aspects de fleurs de Pommier.

 

Ainsi, de véritables plantations de tiare ont vu le jour en Polynésie. Au petit matin, les fleurs encore en boutons sont cueillies à la main puis délicatement enveloppées dans les feuilles de tiare (tiare puohi) pour le transport vers le lieu de macération. Là, les fleurs fraîches sont débarrassées de leur pistil et les pétales mises dans l'huile de coprah raffinée pendant un minimum de 15 jours à raison de 12 fleurs par litre d'huile.

 

Cette étape, appelée l'enfleurage, va permettre aux fleurs de libérer leurs senteurs et leurs composés dans l'huile et ainsi amorcer la fabuleuse alchimie aboutissant au parfum inégalable du Monoï.

 

Il faut savoir que le Tiaré Tahiti est l’une des plantes les plus importantes de la pharmacopée traditionnelle de Polynésie française, le Raau Tahiti. L’ouvrage de référence « Plantes utiles de Polynésie », du docteur Paul Pétard (éditions Haere Po No Tahiti) la cite notamment dans le traitement des migraines, des maux d’oreille, le soin des plaies ou de certains eczémas.

 

Et maintenant, un petit teasing sur le produit que j'ai synthétisé pour le concours... Il me faut pour cela vous parler de l'une des nombreuses espèces de tiaré présentes en Polynésie française... J'ai nommé:

 

Le tiaré Apetahi

 

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Si le monoï de Tahiti est préparé avec le tiaré « Tahiti », une multitude d’autres variétés de cette fleur existe en Polynésie. Il en est à cinq, six ou huit pétales. Il en existe aux fleurs blanches, nacrées, ourlées de rose ou de rouge… Et il est présent dans tous les jardins de Polynésie, dans tous les espaces publics et, bien sûr, dans la nature, à chaque coin de rue.

 

Mais le Tiare dit « Apetahi » ne ressemble à aucun autre

 

Le Tiare Apetahi est unique, d’abord parce qu’il est endémique d’un petit bout de montagne de l’île de Raiatea, il n’y a que là-bas qu’on peut le trouver.

Mais il l’est aussi par sa forme unique et très particulière

 

Alors que tous les autres tiares connus présentent une corolle circulaire fermée, le Tiare Apetahi fait penser à une main ouverte, les cinq doigts écartés.

 

Il l’est également par le nombre de ses pétales : alors que les autres ont un nombre pair de pétales, lui en a invariablement cinq.

 

Mais le problème, c’est que cette rareté et cette particularité fait son malheur.

En effet, le Tiare Apetahi est en voie de disparition. Les chiffres sont terrifiants : en octobre 2008, seuls cinq plants subsistaient sur le plateau du Temehanirahi. Il se dit que quelque deux cents plants seraient préservés dans une réserve naturelle interdite au public, mais cette information n’est pas vérifiée. Elle est d’autant plus sujette à caution que toutes les tentatives, sans exception, de faire pousser cette fleur étonnante ailleurs que dans son micro environnement naturel ont échoué.

 

Bien sûr, parmi les responsables de cette catastrophe écologique (parmi tellement d’autres), il y a la pollution et les changements climatiques. Mais les véritables responsables sont, d’abord, les promeneurs qui les cueillent pour leur plaisir égoïste et inconscient. Ensuite et surtout, le Tiare Apetahi est victime des braconniers qui revendent cette fleur unique et symbole de l'île de Raiatea.

 

Pour sauver cette fleur de tiaré rare et particulière, des associations ont vu le jour. Leur travail a commencé par la sensibilisation de la population de l’île, la création d’un espace protégé, des excursions avec un guide connaissant parfaitement la fleur, et chargé autant de la protéger des visiteurs que de former ces derniers pour qu’ils deviennent, eux aussi, des défenseurs de cette fleur somptueuse. Si cette action commence à porter ses fruits, la fleur n’en reste pas moins une espèce fragile, qu’il faut savoir respecter pour la préserver d’une disparition imminente

 

En parler peut, peut-être, aider aussi à la faire connaître, et à augmenter ainsi la vigilance des touristes à Raiatea... C'est ce que j'ai essayé de faire...

 

La suite au prochain épisode!  ;-)

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20 avril 2011

Le Monoï de Tahiti: d'une tradition ancestrale à une huile de légendes...

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En ce moment, c'est mon Johnny perso qui est bien embêté.

 

Voir un peu chafouin.

 

Je dirais même quelque peu boudeur...

 

Il faut dire que le matin, quand il se lève, il marche sur un pot vide de beurre de karité ("je ne sais pas du tout comment il a pu arriver là, juste sous tes pieds, chéri"), quand il se douche il doit pousser les quelques 8 millions de flacons d'huiles essentielles qui recouvrent tous les meubles de la salle de bain, quand il déjeune il escalade la montagne de béchers que je n'ai toujours pas eu le temps de ranger dans la cuisine, quand il veut se poser 5 minutes sur le canapé c'est la pile de notes et de post-its entassés ça et là qu'il doit éviter soigneusement (sous peine de se faire accuser de dissimulation de documents "hyper-ultra-top-importants")...

 

Bref, vous l'aurez compris: je le saoule grave. Et mes expériences cosméto encore davantage.

 

 

BULLE

 

Mais il est gentil, Johnny. Il fait semblant de rien et pousse des grands "hoooo" et des vaillants "haaaa" quand je lui fais part de mes résultats (dont il se fiche royalement) (le rustre).

 

Bon. Le positif dans tout ça, outre le fait que je m'amuse bien, c'est que depuis plus d'une semaine la maison embaume le Monoï en continu! Le côté négatif, c'est que... comment dire? ...c'est un peu le charivari à la maison. Le bordel, quoi.

 

Vous l'avez donc compris, c'est au rythme de la Cosmetic Academy qu'on a vécu la semaine dernière,. La cuisine a été reconvertie pour quelques jours en vrai laboratoire, presqu'on se serait cru revenus à nos bons vieux travaux pratiques de l'IUT chimie, avec Johnny (sauf que je bossais toute seule pendant qu'il ralait qu'il voulait manger de la soupe) ( comme si je n'avais que ça à faire, la cuisine) (pfff...)

 

De là à dire que Johnny a failli manger de la sauce salade à l'huile d'onagre, il n'y a qu'un pas (que je n'ai heureusement pas franchi, rassurez-vous) (enfin, c'est surtout Johhny qui peut se rassurer).

 

C'est qu'un concours de cosméto "home made", avec à la clef un voyage à Tahiti, c'est quand même un challenge passionnant à relever!

 

Il faut dire que Tahiti, à la maison, c'est pas rien. Y'a des bouquins de partout, des photos, j'ai même commencé à apprendre le tahitien il y a un an (si si, c'est pas une blague!). Et y'a pas qu'à la maison que ça ne rigole pas. Une fleur d’hibiscus sur mon épaule, une déclaration d’amour à mon (futur) mari tatouée sur l'avant-bras (qui intrigue d’ailleurs bien du monde...le tahitien n’est pas une langue que l’on croise tous les jours)…

 

J’ai la Polynésie (et Johnny, donc) dans la peau ! Tiens, regarde, on en voit un, là:

 

SOPHIE

Si tu as de bons yeux, tu pourras peut-être lire le texte de mon tatouage. Mais c'est pas dit que tu y comprennes quelque chose ;-)

 

Enfin bon, ça y est, le colis est posté. La date limite de réception pour le produit synthétisé était ce vendredi. Y'a plus qu'à croiser les doigts pour qu'il arrive à temps, maintenant! 

 

Mon article qui détaillera la recette et l'histoire de la création est prévu pour le week-end du 23 avril, en attendant, et vu que le thème du concours cette année était le Monoï de Tahiti, je vous propose de revenir un peu sur cette huile légendaire aux bienfaits incomparables... C'est parti!!!

 

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D’où vient le Monoï ?

 

Etymologiquement parlant, son nom signifie « huile parfumée » ou « huile sacrée » en tahitien (il est aussi appelé Manogi en Paumotu ou Pani en Marquisien). Ce produit traditionnel est fabriqué et utilisé par les Polynésiens depuis plus de 2000 ans.

C’est pourquoi la fabrication du monoï de Tahiti suit un protocole strict.

 

La fabrication du Monoï de Tahiti

 

Pour résumer, il est issu de la macération du tiare Tahiti (littéralement « fleur de Tahiti ») dans l’huile de coprah (ou de haari) raffinée. Les fleurs sont cueillies au stade de bouton, et sont plongées — au plus tard le lendemain du jour de la récolte — dans l’huile durant au moins dix jours. Ensuite le macérât obtenu est mis en décantation, filtré et enrichi en vitamine E (antioxydant naturel). Pour s’assurer d’utiliser un monoï de Tahiti de qualité, il faut bien penser à vérifier l’origine des produits utilisés : Cocos nucifera pour l’espèce de cocotier et Gardenias tahitensis pour les fleurs.

 

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Le Monoï et l’art du massage en Polynésie


Le monoï de Tahiti connaît un usage traditionnel en Polynésie depuis fort longtemps. Jadis il était surtout réservé à la noblesse, les Arii. Malgré la violente acculturation que les Européens infligèrent au peuple Maohi aux XVIIIe et XIXe siècles, des éléments culturels traditionnels liés au monoï perdurent, notamment l’art du massage (taurumi en tahitien).

Dès la naissance, la mère peut prodiguer à son bébé un massage au monoï. Il s’agit à la fois de stimuler le bon développement psychomoteur de l’enfant et de conditionner sa peau, de la nourrir, de la protéger. Ces massages rappellent le geste associé la naissance de Tané, le dieu tahitien de la beauté.

 

En effet, une légende raconte que Tané, le fils d’Atéa était sans forme — il ressemblait à une méduse géante, au néant ! Alors Ta’aroa, le dieu créateur, utilisa nombre d’éléments qu’offre la nature, dont les composants du monoï, pour lui façonner une peau parfaite.

La pratique des massages au monoï se poursuit tout au long de la vie : elle fait partie intégrante de la cosmogonie polynésienne consacrant la symbiose de l’homme et de la nature. Cette harmonie se retrouve dans les gestes du masseur (tahua en tahitien), le monoï en est le médium, des mains du tahua au patient, de la peau à la nature.

Les utilisations du Monoï

 

L’utilisation exclusive du monoï de Tahiti en produit solaire est incontestablement un détournement occidental. C'est bien sûr un après-soleil efficace qui soulage des coups de soleil.

 

Mais en Polynésie, son usage est bien plus large. Il est à lui seul le remède de beauté le plus utilisé, et son efficacité n’est plus à démontrer.

 

Sa propriété la plus connue, c’est qu’il protège la peau et les cheveux. Le monoï pénètre instantanément dans la peau, et utilisé quotidiennement, assure une hydratation naturelle, sans compter ses propriétés capillaires grâce à ses effets gainants. Réchauffé dans les paumes de mains, il est idéal pour masser les zones courbaturées ou pour réchauffer un organisme fébrile.

 

Mais le monoi de Tahiti dépose aussi un film hydrophobe sur la peau. Il protège ainsi du froid, du sel marin et des morsures du vent. Les plongeurs sous-marins connaissent bien cette propriété puisqu'avant chaque plongée, ils s'en enduisent le corps afin de résister au froid.

 

Traditionnellement, les Polynésiens massaient le corps des enfants en bas-âge et des nouveaux-nés avec du monoi pour les protéger des températures nocturnes fraîches.

 

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De la composition du Monoï de Tahiti à ses propriétés remarquables.

 

Des analyses en GC/MS (chromatographie en phase gazeuse couplée à la spectrométrie de masse) ont permis de vérifier la présence des molécules d’huile essentielle de Gardénia tahitensis dans le Monoï de Tahiti, confirmant ainsi la qualité de l'extraction par macération douce dans l'huile raffinée de Coprah. Ces composés extraits de la fleur de Tiaré ont des propriétés apaisantes et assainissantes reconnues. Par ailleurs, L'huile raffinée de Coprah a des vertus émollientes avérées.


Parmi les composés analysés on peut notamment citer :
- Le salicylate de méthyle dont l'action apaisante est reconnue.


Et des composés aux propriétés assainissantes dont :
- Des alcools : l'hexanol, l'alcool phényl éthylique
- Des esters - le benzoate d'éthyle, et le salicylate de méthyle.


L'hydratation des couches superficielles de la peau due au Monoï de Tahiti est progressive et durable, l'effet étant maximum entre 4 et 6 heures après application.
Après une seule application sur la peau, et 4 heures après traitement, les qualités hydratantes du Monoï de Tahiti sont comparables à celles du beurre de Karité.

 

(Etude EVIC-CEBA du 28 juillet 1998)

 

La dimension symbolique du Monoï de Tahiti


Au-delà des bienfaits corporels et médicinaux, le monoï possède une dimension symbolique importante. Il fait partie intégrante de certains rites religieux traditionnels.

 

Des récits relatent l'association du monoï lors de rites ancestraux avec des cérémonies de purifications ou des rituels de protection. Au cours de cérémonies qui se déroulaient dans le marae, temples sacrés en plein air, les prêtres maoris se servaient du monoï pour oindre les objets sacrés et le répandaient abondamment sur les autels de pierre pour purifier les offrandes destinées aux dieux. Il n’y avait pas non plus de mariages ou couronnements royaux sans monoï ou tiare.

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07 avril 2011

La "Cosmetic Academy", édition 2011... C'est partiiii!!!!

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Et bien voilà, pour cette année encore, la "Cosmetic Academy", un concours de création de produits de soin "home made", portée par Olivier Toulboul et le laboratoire de cosmétologie du Pacifique sud, va nous faire rêver pendant plusieurs mois!

Surtout que les beaux jours ont l'air de vouloir revenir pour de bon, et qu'on se prend à rêver d'îles lointaines à la mer turquoise bordée de sable fin...

Le laboratoire de formulation du Pacifique Sud, installé à Tahiti, nous propose à nous, les blogueuses tambouilleuses, et ce pour la quatrième année consécutive, de gagner un séjour de rêve à Tahiti ainsi que deux participations au concours de la Cosmetic Academy saison 4, avec le partenariat du site Aromat'Easy, d'Air Tahiti Nui, de la marque "Tahitian Secrets" et de la chaine d'hôtel "le Meridien".

Pour cela, il faut composer une création cosmétique dont le thème est, pour cette édition 2011, "le Monoï de Tahiti". Il faut imaginier une formule qui le mettrait en valeur, sous la forme de notre choix: émulsion, gel, savon, etc.

Olivier, docteur en pharmacie et instigateur de ce concours, désire ainsi faire partager sa passion auprès des apprentis-chimistes cosmétologues de la toile, mais aussi nous faire découvrir son archipel magnifique et les trésors de la nature qui y fourmillent, et dont le Monoï est le représentant le plus rayonnant.

L'année dernière (Saison 3) ma participation avait été validée vraiment au dernier moment, je n'avais découvert sur Facebook le concours que tardivement, et c'avait été in-extremis! Mais le challenge était trop beau, et ma motivation était sans limite, en deux jours, hop!

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J'ai imaginé "Poeiti", une gelée restructurante pour le visage à la poudre de perle, et quelle n'a pas été ma surprise de découvrir, quelques semaines après l'envoi de mon colis pour Tahiti, que j'avais eu le privilège de terminer en sixième position!

Les résultats avaient été les suivants:

La gagnante: Miss Lollipop! avec TAHIRI VAHINE

En seconde position: Sealeha! avec MAUI

Puis venaient:

3 - BAUME AU COEUR avec LE COEUR DE MIHIA

4 - AROMABLOG avec ORI, NUTRISEVE HYDRATANTE

5 - LABELBLUECOSMETO avec TE HAKAMANU

6 - SANTAL ET CHOCOLAT avec POEITI  (Youhou!!!)

7 - BIOMANTIQUE avec VAIHI

8 - FAFACOMBAT avec VARUA NO TAHITI

9 - PINKNINI avec HAU

10- MISSCOSMEDRING avec APARIMA

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Un beau cadeau que ce classement, qui m'a vraiment fait plaisir et donné envie de continuer à "cosmétologer" de plus belle! "Santal et chocolat", c'était mon site "de cuisine", dans lequel j'intégrais parfois quelques recettes de cosméto ici ou là...

Cette année, c'est mon nouveau bébé "La Savonnerie" que j'inscrirai au concours... Parce que cette passion est devenue carrément une obsession, et que je veux désormais me consacrer à elle à plein temps! (mon pèse-personne me dit d'ailleurs merci!)  ;-)

Celtte participation m'a permis de découvrir, l'année dernière, des personnes, des blogs, et les trésors d'imagination et de créativité dont regorge le net en matière de conception de soins "home-made"!

Alors voilà, je me lance à nouveau cette année dans l'aventure... Le seul problème aujourd'hui, c'est que je ne suis plus sur facebook (boycott moral) et doit donc suivre à distance le concours sans pouvoir intervenir sur la grande plateforme d'échange que ce site représente (il faut quand même avouer que des fois, facebook, ça peut être utile)  ;-)

Mais qu'importe! La "Lab'TV" est là pour nous permettre de chatter en direct avec le Fenua, et de suivre au plus près l'évolution du concours et les participations des candidates au fil des jours! (je l'ai intégré à la colonne de gauche, là!)

Alors y'a plus qu'à comme on dit! J'ai hâte de découvrir les participantes, leurs produits, leurs sources d'inspiration, et je souhaite bonne chance à tous ceux qui décideront de se lancer dans l'aventure passionnante de la Cosmetic Academy, en croisant les doigts pour que mon inspiration les séduise aussi!

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16 avril 2010

Ma participation au concours de la Cosmetic Academy: Poeiti, gel régénérant et restructurant à la poudre de perle et au tamanu!

 

Ca y est , gens! Oyé oyé!

C'est fait, c'est posté!

Comment ça, quoi? T'as quand même pas oublié ma participation au concours organisé par la Cosmetic Academy de Tahiti, si?

 

 

Ah bon, tu m'as fait peur, j'ai cru que tu avais manqué un épisode. C'est qu'on est pas dans "les feux de l'amour", ici, faut suivre un peu. Non mais.

Alors.

Y'a plus qu'à comme on dit!

J'ai composé à cette occasion un gel hydratant pour le visage, régénérant et restructurant, à la poudre de perle. D'où son nom, "Poeiti" (petite perle" en tahitien)...

 

 

L’idée :

Poeiti (petite perle) est une création dont l’idée m’a été inspirée par un séjour dans les îles de la Polynésie française, notamment à Rangiroa et Fakarava (archipel des Tuamotus), où les douches étaient alimentées par l’eau salée du lagon…

L’eau salée, pour les cheveux et pour la peau, a un effet relativement desséchant et agressif. Le visage tiraille, et les crèmes hydratantes standards - de par leur texture crémeuse et à cause de l’humidité ambiante - sont mal absorbées par la peau. Elles tendent à laisser un film gras assez peu confortable.

J’ai donc eu envie d’utiliser la texture gel pour sa fraîcheur, sa capacité d’absorption rapide, et le fait qu’elle peut aussi, très facilement, être appliquée sous une crème solaire ou une huile protectrice de type Monoï.

 

Ainsi, on peut hydrater et régénérer sa peau tout en profitant du soleil des îles ! Les messieurs pourront également être tentés par la fluidité et le côté frais de ce gel restructurant pour la peau.

 

La composition :

L’huile de tamanu :

Les vertus régénérantes de l’huile de tamanu, typique des ïles polynésiennes, sont unanimement reconnues. Ses propriétés hydratantes et antioxydantes sont également remarquables. J’ai donc, malgré son odeur très prononcée et relativement peu agréable, décidé de l’utiliser en quantité non négligeable dans ma préparation, dont les vertus cosmétiques bienfaisantes ont vraiment été ma priorité numéro 1.

La poudre de perle :

La poudre de perle est vieux remède chinois que les femmes employaient pour avoir un beau teint. Depuis, on a étudié toutes les ressources de ce remède tonifiant qui ne contient pas moins de seize acides aminés et du calcium à forte dose. En application sur le visage, dans un gel tel que celui que j’ai composé, elle a la vertu de redonner éclat et tonicité au visage, lissant les rides, nettoyant la peau de ses aspérités et de ses toxines, effaçant les taches de vieillesse.

Par ailleurs, la perle, c’est aussi un bijou précieux qui représente à merveille Tahiti et ses îles, dont elle est l’un des souvenirs les plus pittoresques !

L’hydrolat de rose et le monoï au pamplemousse :

L’hydrolat de rose de mai est reconnu pour ses propriétés hydratantes et ses effets positifs contre le vieillissement des cellules. Quant au Monoï, incontournable en Polynésie française, je l’ai choisi au pamplemousse, un clin d’œil à ces fruits divins dont le goût, à Tahiti, n’a rien à voir avec celui de nos pomelos métropolitains !

 

L’histoire de « Poeiti »

 

 

Depuis toute petite, Tahiti et ses îles me font rêver.

Pas très original, me direz-vous... On pense océan, noix de coco, étendues désertes de sables fins qui caressent les pieds, qui n'aurait pas envie de se perdre dans les cartes postales de rêves qui illustrent la Polynésie Française?

Oui mais voilà, pour moi c'était bien plus que ça... C'était le bout du monde, le paradis, la seule destination qui me donnait vraiment envie de partir de mon Dauphiné natal.

Alors l'année dernière, j'ai franchi le pas.

Il faut dire que, malgré mon âge quelque peu avancé mature (hum) et mon physique de rêve (forcément)...

(et je ne vous parle même pas de mon caractère exceptionnellement agréable et tolérant) (bref)

... je n'avais toujours pas eu envie de me marier... Le mariage? Beurk. Beauf. Has been. Incertain. Nul.

(J'en entends qui disent que je suis frustrée... Si si, je vous entends! C'est pas très fairplay ça) (surtout si toi, t'as un mari genre Georges Clooney qui t'attends le soir en string panthère devant un bon petit plat préparé (par lui) avec amour...) (pffff....)

(spendide)

Alors.

On en est où avec tes conneries? Ah, oui.

Donc, disais-je, pas de mariage en vue de sitôt. Célibataire endurcie, et convaincue à l'époque que ça resterait comme ça un bon moment, j'ai donc décidé de tout claquer d'investir avec plaisir et sans regrets l'argent que j'avais soigneusement économisé depuis des années pour ce jour maudit béni...

Ainsi, il a été utilisé à des fins égoïstes de découverte de ces paysages magiques et de ces gens si accueillants... Pas de fête en famille pour célébrer une quelconque union médiocre, mais un voyage magique pour exaucer mon rêve! (Na!)

Durant ces trois semaines absolument délicieuses, chargées d'odeurs divines, de saveurs exotiques et de couleurs chatoyantes, j'ai voyagé dans trois archipels. Et celui qui m'a le plus ébloui, car il m'a vraiment plongé un temps dans le monde de Robinson Crusoé, a été l'archipel des Tuamotus.

Ses atolls spectaculaires, ses plages de sables roses, ses lagons bleus incroyables, m'ont émerveillée comme je ne le serai probablement plus jamais...

Mais. Je garde également un souvenir... disons tiraillé et rafraîchissant... des douches d'eau froide et salée, souvent les seules possibilités qui pouvaient m'être offertes dans les pensions de famille qui m'ont accueillie!

C'est là que j'ai découvert que l'eau salée, pour les cheveux et le visage (surtout) c'est juste... désastreux! Elle sèche la peau et donne la mèche filasse...

Qu'à cela ne tienne! Mes hôtes m'ont vite fait découvrir les bienfaits du Monoï et de l'huile cicatrisante et régénérante de Tamanu, pour pallier à ces petites contrariétés superficielles...

Aujourd'hui, je veux donc vous proposer une recette cosmétique de gelée nourrissante et restructurante pour la peau, fraîche et simple à utiliser, qui ravira aussi bien les dames que les messieurs, puisque sa texture non grasse devrait les séduire aussi!

Ce sera comme un hommage à ces atolls magiques, Rangiroa, Tikehau, Fakarava et j'en passe, qui sont dans ma tête et dans mon coeur pour toujours.

Et peut-être un jour, aurais-je l'occasion d'essayer cette gelée en direct des Tuamotus!

On croise les doigts... (si, on croise les doigts!) ;-)

Ah oui! Au fait, j'oubliais le packaging...

J'ai voulu créer une étiquette un peu rétro, à la "Benefit"... Avec une vahiné dans laquelle j'ai mis un éclat, censé représenter une perle qu'elle tiendrait dans ses mains...

L'étiquette est reliée au pot par un ruban blanc, collé à l'aide de colle chaude. J'ai orné le couvercle façon "paille de noix de coco", et terminé par deux coquillages (ramassés à Fakarava d'ailleurs!), comme une cerise sur un gâteau!  ;-)

Sympa non? (t'as intérêt à dire que oui!)  ;-)      

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15 avril 2010

Concours de recettes... de beauté! Avec la Cosmetic Academy de Tahiti...

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Vous savez qu'en plus de la cuisine, que je pratique avec plaisir et gourmandise, j'ai deux autres vraies passions dans la vie: la formulation cosmétique (auréolée de ma formation d'aromatologue à l'ELPM de Lyon) et la Polynésie Française (c'est mon côté rêveur qui ressort)...

Alors quand j'ai vu que la Cosmetic Academy de Tahiti organisait un concours de recette de beauté, avec à la clef un voyage à Tahiti, hop! Ni une ni deux, j'ai décidé de me lancer!

J'ai opté pour une création de gelée pour le visage, régénératrice et hydratante... Ben oui, quoi...

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Depuis toute petite, Tahiti et ses îles me font rêver.

Pas très original, me direz-vous... On pense océan, noix de coco, étendues désertes de sables fins qui caressent les pieds, qui n'aurait pas envie de se perdre dans les cartes postales de rêves qui illustrent la Polynésie Française?

Oui mais voilà, pour moi c'était bien plus que ça... C'était le bout du monde, le paradis, la seule destination qui me donnait vraiment envie de partir de mon Dauphiné natal.

Alors l'année dernière, j'ai franchi le pas.

Il faut dire que, malgré mon âge quelque peu avancé mature (hum) et mon physique de rêve (forcément)...

(et je ne vous parle même pas de mon caractère exceptionnellement agréable et tolérant) (bref)

... je n'avais toujours pas eu de demande en mariage envie de me marier... Le mariage? Beurk. Beauf. Has been. Incertain. Nul.

(J'en entends qui disent que je suis frustrée... Si si, je vous entends! C'est pas très fairplay ça) (surtout si toi, t'as un mari genre Georges Clooney qui t'attends le soir en string panthère devant un bon petit plat préparé (par lui) avec amour...) (pffff....)

Alors.

On en est où avec tes conneries? Ah, oui.

Donc, disais-je, pas de mariage en vue de sitôt. Célibataire endurcie, et convaincue à l'époque que ça resterait comme ça un bon moment, j'ai donc décidé de tout claquer d'investir avec plaisir et sans regrets l'argent que j'avais soigneusement économisé depuis des années pour ce jour maudit béni...

Ainsi, il a été utilisé à des fins égoïstes de découverte de ces paysages magiques et de ces gens si accueillants... Pas de fête en famille pour célébrer une quelconque union médiocre, mais un voyage magique pour exhaucer mon rêve! (Na!)

Durant ces trois semaines absolument délicieuses, chargées d'odeurs divines, de saveurs exotiques et de couleurs chatoyantes, j'ai voyagé dans trois archipels. Et celui qui m'a le plus ébloui, car il m'a vraiment plongé un temps dans le monde de Robinson Crusoé, a été l'archipel des Tuamotus.

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Ses atolls spectaculaires, ses plages de sables roses, ses lagons bleus incroyables, m'ont émerveillée comme je ne le serai probablement plus jamais...

Mais. Je garde également un souvenir... disons tiraillé et rafraîchissant... des douches d'eau froide et salée, souvent les seules possibilités qui pouvaient m'être offertes dans les pensions de famille qui m'ont accueillie!

C'est là que j'ai découvert que l'eau salée, pour les cheveux et le visage (surtout) c'est juste... désastreux! Elle sèche la peau et donne la mèche filasse...

Qu'à cela ne tienne! Mes hôtes m'ont vite fait découvrir les bienfaits du Monoï et de l'huile cicatrisante et régénérante de Tamanu, pour pallier à ces petites contrariétés superficielles...

Aujourd'hui, je veux donc vous proposer une recette cosmétique de gelée nourrissante et restructurante pour la peau, fraiche et simple à utiliser, qui ravira aussi bien les dames que les messieurs, puisque sa texture non grasse devrait les séduire aussi!

Ce sera comme un hommage à ces atolls magiques, Rangiroa, Tikehau, Fakarava et j'en passe, qui sont dans ma tête et dans mon coeur pour toujours.

Et peut-être un jour, aurais-je l'occasion d'essayer cette gelée en direct des Tuamotus!

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Freedom et moi...

En attendant, j'attends avec impatience mes produits Hevea, et hop! Je vous poste direct la recette!

On croise les doigts... (si, on croise les doigts!) ;-)

 

 

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